Né en 1964 à Maradi .Laouali Garba est connu par tous les Maradaouas au nom de Laouali mai Allo Allo .Il a participé aux plusieurs festivals nationaux et internationaux.
Fofo magazine lui a tendu son micro pour savoir comment il s’est retrouvé dans l’art.
Tout d’abord je remercie le journal Fofo magazine qui ne ménage aucun effort pour faire la promotion des artistes du NIGER .Longue vie à ce journal et à ses rédacteurs.
Donc pour revenir au sujet, je me suis retrouvé dans l’art depuis le temps de la Samaria, en ce temps là je n’avais que 18 ans. Je participais aux activités de salubrité public durant lesquelles on faisait des animations : des chants et danses aux rythmes du Douma, Kalangou et Kazagui. J’ai commençé à imiter des chansons jusqu'à ce que je commence à composer mes propres chansons. J’ai composé plusieurs chansons qui ont été présentés aux différents festivals de la jeunesse. Ma voix d’hirondelle fait qu’on me dit « ZABAYA » qui veut dire cantatrice, c’est pour cela qu’à chaque activité d’accueil je me place devant la troupe de chant.
En ce qui concerne le théâtre, j’ai joué sur plusieurs scènes ici au NIGER et ailleurs. Je suis directeur artistique de la troupe Nazari de Maradi composé de comédiens et de jeunes chanteuses.
Comment comparez l’art du temps de la Samaria et celui d’aujourd’hui ?
A l’époque de la Samaria était très riche en tradition, aujourd’hui c’est modernisé. En plus il ya beaucoup d’injustice de la part des membres des jurys et des responsables de la culture. C’est ce qui entraine le découragement des artistes.
Comment se passe la vie artistique à Maradi ?
Laouali Garba :La vie artistique est vraiment désolée depuis que les responsables qui se sont succédés ont créé des divisions au niveau des artistes de Maradi : il ya les artistes choyés de la MJC et les artistes écartés. Les artistes choyés sont ceux qui font le système gagnant-gagné avec les anciens responsables mais maintenant avec les responsables actuels, les choses ont commencés à se mettre en ordre.
Aux temps passés on voyait les artistes comme des badauds ou même avec la religion on considère l’art comme un grand péché. Mais aujourd’hui les gens ont bien compris que ce que nous faisons est très important.
C’est le public même qui réclame des activités culturelles, surtout au centre socioculturel de la bibliothèque du point d’interrogation et à l’Alliance Française. Ils apprécenient beaucoup le conte !
Y a t il beaucoup de conteur à Maradi ?
Laouali Garba :Il n’ya que deux conteurs qui sont connus ici à Maradi : Mr Sani Bouda qui est présentement directeur de l’AFRAMI etMr Jordani l’ami des enfants.
Votre dernier mot.
Je lance un appel à tous les artistes de la région économique de s’unir et d’oublier tous ce qui s’est passé. La région de Maradi est très riche en culture que nous devrons exploiter et montrer à nos enfants et même au-delà.
ABOUBACAR SADIK