Centre National du Cinéma Nigérien


 
 
 
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mercredi 4 avril 2012

Rencontre avec Ali Damba, 56 ans, inspecteur de la jeunesse et des sports. Après avoir travaillé au sein de plusieurs structures tels que la Fenifoot, le Palais des Congrès, l’Hôtel Gaweye, la Communauté Urbaine de Niamey ou encore l’Inspection Générale des Services, il dirige le Centre National du Cinéma Nigérien (CNCN) depuis le 2 décembre 2011.

FOFO : Pour vous, qu’est-ce que le cinéma ?

ALI DAMBA : C’est l’image puis la sensation, l’émotion, l’amour, la vie. Le cinéma est un moyen d’expression, d’action. Un moyen de communiquer, de dialoguer. Le cinéma c’est aussi un loisir. Ça permet d’oublier un temps soit peu les problèmes quotidiens, le stress. Ça permet de changer d’air et d’idées. Il y a quelques décennies le cinéma au Niger était un moyen privilégié pour les sorties du week-end.

 

FOFO : Parlez-nous de votre structure :

ALI DAMBA : Le CNCN a été créé le 23 juin 2008 par la loi n° 2008-03. C’est un Etablissement Public à caractère Professionnel. Sa mission est d’assurer la représentation des intérêts de la profession cinématographique et d’exercer un contrôle général sur les activités cinématographiques et vidéographiques.

Le CNCN dispose de matériel de prise de vue, de prise de son et de montage. Nous sommes situé à Koira Kano, route de Tillabéry aux environs de la station Nigelec de Goudel. Le centre reçoit une subvention annuelle de l’Etat pour son fonctionnement.

Le CNCN disposera d’un siège au village de la Francophonie d’une superficie de 7508 m2. Nous poserons la première pierre de cet édifice cette année.

 

FOFO : Quelles actions avez-vous planifié pour cette année ?

ALI DAMBA : Nous avons élaboré 21 textes législatifs et réglementaires relatifs au fonctionnement du centre et à la structuration des industries cinématographiques et vidéographiques dans notre pays.

 

Notre politique vise plusieurs axes stratégiques. Premièrement la remise en état de quatre salles de cinéma à Niamey pour amener les nigériens à renouer avec cette belle tradition de sortir pour aller voir des films en toute convivialité. Deuxièmement le soutien à la génération montante des cinéastes nigériens. Troisièmement faire du cinéma une activité bien structurée génératrice de revenus apportant une valeur ajoutée à l’économie nationale. Enfin projeter des films dans les villages les plus reculés au profit des populations rurales. Pour ce faire en 2012 le CNCN accordera 5 subventions à des projets de films nigériens longs métrages. Nous préparons également l’organisation de la prochaine édition du Festival International des Films sur l’Environnement (FIFEN) qui se déroulera en 2013. Nous travaillerons également sur la mise en place de ‘la semaine du Film Oumarou Ganda’ et sur ‘la caravane du film nigérien’ qui traversera 3 régions du pays. De plus cette année nous mettrons en place des ateliers de renforcement des capacités des cinéastes et du personnel du CNCN.

 

FOFO : Quelles sont vos relations avec les cinéastes ?

ALI DAMBA : Nous entretenons de bonnes relations et ces relations vont s’approfondir car le climat actuel y est favorable. Je lance vraiment un cri de cœur pour que nous œuvrions tous ensemble à la relance du cinéma, de la culture cinématographique dans notre pays.  Le Niger dispose de nombreux sites naturels magnifiques à faire découvrir au monde entier, il faut que les cinéastes croient en eux-mêmes, à leur ingéniosité, à leur savoir faire. 

 

FOFO : Votre dernier mot.

ALI DAMBA : Je crois à la renaissance du cinéma nigérien sous de nouveaux auspices car toutes les conditions sont réunies, notamment la volonté politique manifestée par les autorités à soutenir le cinéma, la volonté des hommes d’affaire à investir dans la culture en général et dans le cinéma en particulier, l’appui et le soutien des partenaires et enfin la confiance retrouvée des nigériens depuis l’avènement de la septième République. Tout ceci concourt au renforcement de notre conviction que le cinéma amorcera incha allah son décollage sous peu.

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