Robert Nesta Marley


 
 
 
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By Dias

lundi 11 mai 2026

Le 09 mai 2026, Dias a rendu un vibrant hommage à Bob Marley lors d'un concert en live à la Galerie Taweydo. Il revient sur Fofomag pour retracer la légende du rastafarisme et du reggae mondial !

 Le Rastafarime
Ce mouvement spirituel et politique émerge en Jamaïque dans les années 1930, dans un contexte de ségrégation et de pauvreté hérité de l’esclavage. Il puise ses racines dans les prédictions de Marcus Garvey, leader panafricaniste qui appelle les Noirs à « regarder vers l’Afrique, où un roi noir sera couronné ». Le 2 novembre 1930, Ras Tafari Makonnen devient empereur d’Éthiopie sous le nom de Haïlé Sélassié Ier (« Puissance de la Trinité »). Pour ses fidèles, cette prophétie est accomplie : Sélassié est considéré comme Jah (Dieu) incarné, le Messie revenu libérer son peuple de Babylone (le système colonial occidental). Le rastafarisme prône le retour en Afrique, une vie naturelle (ital, végétalisme), le port des dreadlocks (symbole du lion de Juda) et l’usage rituel du cannabis pour l’élévation spirituelle.
 
La naissance du reggae !
Le reggae est né dans les ghettos de Kingston (Jamaïque) à la fin des années 1960, en évolution du ska (tempo rapide) et du rocksteady (plus lent). Ce rythme syncopé, avec sa basse lourde et son contretemps caractéristique, exprime une révolte douce mais profonde. Les paroles, souvent en patois jamaïcain, deviennent rapidement le véhicule des messages rastas : unité, résistance, amour, critique de Babylone. Des producteurs comme Lee « Scratch » Perry et des groupes comme The Wailers structurent ce son. Le reggae explose mondialement au début des années 1970.
Bob Marley : le messager mondial
Né en 1945 à Nine Mile (Jamaïque), métis d’un père blanc absent, Robert Nesta Marley grandit dans la pauvreté. Converti au rastafarisme au début des années 1960, il fonde The Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Leur album Catch a Fire (1973) est un choc. En 1974, Marley devient l’unique leader et sort des chefs-d’œuvre intemporels : No Woman, No Cry, Exodus, Get Up, Stand Up, Redemption Song. Avec sa voix unique et son charisme, il porte la philosophie rasta et les souffrances des opprimés sur toutes les scènes du monde. Victime d’un mélanome, il meurt le 11 mai 1981 à 36 ans. Sa dernière phrase à son fils Ziggy : « L’argent ne peut pas acheter la vie. »
 
Haïlé Sélassié : l’empereur-dieu paradoxal
Pour les rastas, Sélassié est Jah, mais l’histoire est plus complexe. Dirigeant moderne et contesté, il modernise l’Éthiopie, y abolit l’esclavage, mais gouverne un empire féodal. Il subit un coup d’État en 1974 et meurt dans des conditions troubles en 1975 – ce qui en bouleverse plus d’un dans le mouvement. Pourtant, sa visite historique en Jamaïque le 21 avril 1966 (célébrée comme le « Groundation Day ») reste un moment fondateur : des centaines de milliers de rastas descendent dans les rues de Kingston, convaincus que leur Dieu est parmi eux. Sélassié lui-même n’a jamais revendiqué sa divinité, mais son symbole dépasse sa personne.
 
Dias.Galerie Taweydo 2026

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